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Dynamite Shakers (FR) + 1ere Partie COMPLET
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Description du concert
Dynamite Shakers (FR)
Le rock en France relève du sacerdoce. Né ailleurs, loin, il y a longtemps, il en faut du courage et de la
passion pour s’y mettre aujourd’hui. Les Dynamite Shakers ont choisi la difficulté, le désir, les guitares et
l’aventure. Ces quatre amis ont fait un pacte dans la cour de récré : former un groupe et dessiner l’avenir.
Ils sont la transmission, la relève, la volonté d’écrire un nouveau chapitre de la grande histoire du riff
indélébile et de la mélodie tatouage. Il suffit d’écouter leurs deux premiers 45 tours pour s’en convaincre :
leurs chansons, si elles butinent avec gourmandise et respect le passé, regardent l’horizon avec une fougue
et une énergie absolument renversantes. On devine sans attendre que leur collections de disques refuse de
se limiter. Elle est vaste, sans étiquette, amoureuse et exigeante. Bien sûr, quand un groupe hexagonal
parvient à ciseler des compositions racées, imparables, des hits fiévreux et fédérateurs avec ce qu’il faut
d’organique et de sueur, et avec une fille à la basse, on cite Téléphone, l’éternel grand frère défricheur.
C’est une évidence, certes mais ça ne suffit pas. Chez les Dynamite Shakers, d’autres fantômes illustres
soufflent sur les braises. De Cochran aux Pixies, de Gun Club à Sonic Youth, la liste semble infinie. Oui,
il est possible de parler de sacerdoce. Le groupe a démarré alors qu’il n’avait même pas de nom. Il jouait
partout, dans les campings et les bars, en mode totalement DIY. Il écumait, sans filet, il grandissait à vue
d’oeil. 400 et quelques concerts plus tard, des premières parties pour The Offspring et Sum 41, en
attendant celles cet été des Pixies et de Nick Cave, lors d’une tournée marathon qui sillonnera tout le pays,
jusqu’à Rock en Seine le 29 août, les Dynamite Shakers, Élouan, chant et guitare, Lisa Rose, chant et
basse, François, batteur et Calvin, guitariste, 23 ans de moyenne d’âge, tous de Vendée, s’apprêtent à sortir
leur deuxième album, chez Barclay. Son titre ? Marilyn. Incarnation d’une éternité brûlante. Possiblement
aussi une envie secrète de s’accaparer une part de l’american dream. Sur la pochette, Élouan, Lisa Rose,
François et Calvin. Ils semblent scruter ce qui les attend. Ils sont autant cool qu’aux aguets, sexy et prêts
au combat. Photomaton rock&roll impeccable. Au verso, les 14 titres de ce disque incandescent, bien sûr
divisé en faces A et B. On ne se refait pas. Ici, on sait que les vinyles étaient des livres ouverts sur le
monde et qu’il fallait retourner le disque pour découvrir la suite de l’odyssée. Clin d’oeil qui doit moins à
la nostalgie qu’à une volonté tenace de ne pas oublier d’où vient leur coup de foudre pour une musique qui
a de quoi bouleverser nos existences. Oui, cet album, produit par Lionel des Liminanas et enregistré à
ICP, à Bruxelles, est une déclaration d’amour sans drapeau blanc. “Scellé au Sol”, qui ouvre le disque, est
une cavalcade rock punk admirable de sauvagerie. Les voix se croisent, les guitares tournoient et on en
redemande. 2 minutes 28, même pas le temps de reprendre son souffle. “Cinéma” relève de la pop sous
tension, avec sa basse aux rondeurs insoumises. “A Smile won’t change a thing”, en anglais, poursuit le
travail de sape alors entamé par les Arctic Monkeys, rouleau compresseur formidable, avec un solo de six-
cordes qui vrille les dernières résistances. “Night Club”, que les fans connaissent déjà par cœur, est un
tube stoogien et de velours impossible à oublier. “6h10” est un ouragan de saturation débridée, ça monte,
ça monte avant d’exploser, jubilatoire. “Spleen de toi”, dialogue charnel, accepte de ralentir le rythme
pour offrir une déambulation noctambule à la fois mystérieuse et sensuelle. “Démarche cisaillée” dévoile
qu’il y a bien une vie après les Libertines et elle est assurément trépidante, transpirante, débordante de
sentiments exacerbés. “Détours”, d’abord plus intimiste, section rythmique et voix en avant, a des
guitares-refrain entêtantes. “Par le vide” est un serpent magique qui glisse sur nos certitudes. “Get lost (on
the other side)” est beau comme une aube qui aurait tenu ses promesses, pop survitaminée et inclassable, à
la volupté mordante. “Black out”, en duo avec The Liminanas, est une virée en terre psyché, rock de
désert et d’hallucinations, noisy et hanté, les couloirs spatio-temporels se mêlent et convient à une transe.
“Oh, Darling” débute comme une menace, post blues de marécage, avant de muer en une créature
incontrôlable. Encore ! “W.yd.cry” ne fait pas de prisonniers, progression de barbelée qui emporte tout sur
son passage. Cool et dangereux ! Enfin, “Équipage ravage”, ultime saillie électrique, galope là où d’autres
s’écrouleraient. Rock&roll sans entrave, frontal, parfait. On sort de ce disque rincé, dégoulinant, impatient
d’y retourner, comme dans un pit incontrôlable. Le rock, certains l’aiment chaud. Les Dynamite Shakers,
eux, préfèrent quand il est est torride. Furieusement torride. One, two, three, four, let’s go !
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